A tout seigneur tout honneur, le premier article n'est pas pour un auteur asiatique mais pour un français, Frédéric BOILET... accompagné (excusez du peu) de Benoît PEETERS au scénario et de TANIGUCHI Jirou himself pour les tramages.
"Tokyo est mon jardin" est un bon pavé Casterman de 150 pages grand format édité en 97, réédité en 2003.
Pour moi, ce livre a été la BD de la révélation du Japon (parallèlement à "Tokyo Express" comme roman, on en reparlera...) : il m'a fait découvrir combien le Japon et les Japonais(es) étaient loin de l'idée qu'on s'en faisait et combien ils étaient attachants et proches de nous.
Même si tout est un peu daté (l'histoire se passe au début des années 90, le livre a été fait vers 93-94), il y a plein de choses très justes, humaines, intemporelles, parfois drôles. Et il y a un happy end qui, comme c'est dit dans le livre, tranche avec les histoires "à la française" :
"David Martin, représentant des cognacs Heurault au Japon, a surtout passé les derniers mois à découvrir la culture nippone et la vie nocturne de Tôkyô. Un matin, il apprend
l'arrivée imminente de son patron, venu inspecter l'avancement de son travail.
Il lui faut absolument redresser la situation au plus vite. Sinon, il perdra en même temps son emploi, son visa pour rester au Japon et la jeune femme dont il vient de tomber amoureux.
Le jeune homme entâme alors un drôle de chassé-croisé entre son patron à chaperonner et sa belle à séduire."
(in rabat de couverture du livre)
Les livres suivants de BOILET sont encore meilleurs... et son site est flamboyant de trouvailles. http://www.boilet.net/
En même temps, comme tous ses bouquins ont une trame autobiographique forte, on voit bien qu'il ne s'embête pas avec les petites asiatiques !
A lire absolument pour me comprendre. Je vous le prête ?
Un classique de TANIGUCHI Jirou, paru au Japon en 1992, en France en 1995.
Du très beau et du très grand manga avec une histoire assez commune au départ mais qui nous touche tous en même temps : de retour dans sa ville natale de Tottori après plusieurs années d'absence, Yoichi se remémore son enfance et son histoire lors de la veillée funèbre pour les obsèques de son père. C'est l'occasion de comprendre à quel point celui-ci (comme toute sa famille) était resté attaché à lui malgré son éloignement et son silence.
Un Taniguchi inhabituel et intellectuel : une "manga littéraire", avec comme fil l'époque Meiji et l'écriture du roman "坊ちゃん" - Bouchan, un des chefs d'oeuvre de Soseki Natsume.
評 - Commentaires