timeo gallos et dona ferentes, on devrait les prévenir : méfiez-vous des français.
Mais ma prof n'a pas résisté : elle est partie en transes car je lui ai rapporté une petite boîte de mendiants en chocolat de Bruxelles.
Alors qu'elle aurait pu m'atomiser parce que je n'avais fait aucun de mes exercices.
Et parce que j'étais (encore) en retard...
On a parlé du week-end à BXL, de l'Atomium. On a vu un exo et demi que j'avais rapidement baclés dans le métro. Et on est partis à converser, à partir des points cardinaux, sur la géographie, les villes, les voyages, les animaux, les photos...
Bon, j'ai l'impression que mon intérêt pour les policiers ferroviaires nippons va me conduire (!) à les étudier, mais en japonais maintenant.
Elle va me trouver un exemplaire de 点 と 線 - Ten to sen - Des points et des lignes, traduit en français par "Tokyo Express", sans doute le plus célèbre d'entre tous, pour qu'on bosse dessus.
En résumé une bonne séance où j'ai bien gazé.
又 来週 - Mata raishuu - A la semaine prochaine !
Par Oscar le canard
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Je suis encore arrivé en retard, comme tout français mais il va falloir que je me discipline.
J'ai apporté des munitions : des livres policiers (des japonais en français, devinez lesquels !), une photo de l'Atomium, un prospectus en japonais, mes exercices faits... de quoi "faire la conversation".
Du matériau, du support pédagogique comme on dit à mon nouveau travail.
Eh ben on a parlé d'autre chose : du film de Clint Eastwood.
Mais une fois qu'on a dit que le film est intéressant mais long, que les acteurs sont bien et célèbres, que la fin est triste, on a fait le tour du registre sujet + verbe + complément et on ne fait que déployer du vocabulaire et un peu de conjugaison.
Alors il faut aller sur un terrain plus difficile (miné ? je n'ose cette image) : les phrases compliquées, avec l'expression des idées, le style indirect, le passif...
J'ai piqué une bonne suée !
Ce qui est sympa, c'est que la prof me fait parler, ré-écrit les phrases correctes sur des mini-ardoises Véléda, me les fait ré-écrire sur mon cahier et enfin me fait lire le tout à haute voix !
Je passe par toutes les étapes : conversation, écriture et lecture. En deux mots, je bosse.
On a aussi corrigé mes exercices, no problem sur ces points de grammaire vus à l'automne 2005 mais pas trop utilisés depuis.
Je lui ai parlé de la BD de Scott Mc Cloud, le génial "L'art invisible", je suis bon pour lui apporter la semaine prochaine...
Par Oscar le canard
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Arrivé en avance, j'en ai presque mis la honte à ma profe qui avait supposé que je serais en retard comme à mon habitude : elle en avait profité pour traîner je ne sais où...
Echauffement de la langue avec le livre "L'art invisible" que j'avais apporté et que j'ai prêté à Kazue Sensei, ça parlera à l'artiste qui est en elle... Deuxième échauffement avec un retour sur "Lettres d'Iwo-Jima" qu'elle est allée voir et quelques fantastiques photos de famille qu'elle m'a montré. Visiblement son père l'a échappé belle, mobilisé en août 45 à 17 ans et démobilisé dans son camp d'entraînement !
Ensuite les choses sérieuses commencent avec la lecture de la une d'"OVNI" sur le renouveau de la Cité Universitaire dans le XIIIème (que de kanji !), puis escalade dans la violence avec le début de l'étude de "Ten to sen", (="des points et des lignes") aka "Tokyo Express".
J'ai l'opuscule tant désiré, en édition de poche, sur un très beau papier, avec signet marque page, commandé chez Junku.
L'instrument de torture : "点と線" = "Ten to sen"
C'est un retour au collège/lycée avec ces livres longuement et minutieusement traduits au début puis baclés à la fin, des histoires qu'on lisait en édition française à la bibliothèque pour pouvoir comprendre en lague étrangère... Sauf que j'ai 30 ans de plus, que j'ai déjà lu le livre au moins 5 fois en français et que je suis demandeur cette fois.
On a mis 1 heure à voir le premier paragraphe (2 phrases), à ce rythme ma vie n'y suffira pas.
Mais il y a tant à dire : on voit bien que c'est la spécialité de ma profe la littérature, parole !
J'ai interdiction formelle d'essayer de continuer tout seul à de traduire le livre, il vaut mieux que je fasse mes exos quand ça me démange trop !
Par Oscar le canard
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On a beau dire, le vocabulaire c'est important... et quand on en n'a pas on se répète salement.
Ce n'est pas votre habileté grammaticale seule qui vous permettra de vous distinguer, quand il faudra énoncer la nuance entre "cassé", "en panne", "arrêté", "fermé", "déchiré" et autres "tombé"... En plus, il y a évidemment des différences imperceptibles pour nous : le verre ne se casse pas comme une chaise ou une branche d'arbre, ce serait trop simple.
Bien sûr, vous rajouterez par là dessus que les situations peuvent être décrites à la voie active ou passive et les verbes devenir transitifs ou intransitifs avec quelques exceptions et vous comprendrez pourquoi je n'ai pas capté cette leçon il y a un an et demi !
C'était avant le voyage au Japon et j'avais la tête ailleurs, bon prétexte.
Mais après les exos (pas trop mal faits finalement) et un poil de converse, on a repris le livre étudié ("Ten to sen", suivez un peu !).
En deux phrases j'ai été trop nul et je me suis fait pourrir sur les kanji, comme si j'avais débuté le japonais la semanie dernière ! Une vraie loque, heureusement à la maison j'ai reconfiguré mon traitement de texte et ça va déchirer sa mère la semaine prochaine : kanji avec hurigana, lecture verticale, de droite à gauche... je vais être au point et elle ne m'aura pas deux fois.
La voix active et le style direct, il n'y a que ça de vrai.
Par Oscar le canard
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Une fois de plus je suis en retard...
le prétexte de la proximité de Pâques et l'embourgeoisement du quartier Gambetta me permettent de trouver facilement l'"omiyage", un cadeau pour me faire pardonner : un sachet de friture assortie.
Ce genre de chose devient ensuite un sujet de conversation de départ et je le regrette toujours un peu parce que là ça gaze pour la prof !
Après la converse, n'ayant pas fait les exercices complémentaires (ouhhhh !), nous nous rabattons sur le livre à l'étude. Relecture des précédentes séances, déchiffrage du nouveau paragraphe, explication des kanji... la route est très longue, la pente est très rude : on va mettre des millions d'année si ça continue !
Mais l'exceptionnel est toujours là : sentir le texte en direct, avec ses expressions, son style..., c'est incomparable.
M'a particulièrement plu cette expression pour dire que tout est bien en ordre : les grains de raisin sont en rang. Sympa non ?
J'ai promis que j'allais enfin bosser mes exos cette semaine :-)) Peut-être arriverai-je en plus à l'heure...
Par Oscar le canard
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Arriver en retard, ça devient vite une habitude et ce n'est pas bien.
Quand je suivais des cours collectifs, malgré la longueur du chemin, je ne suis arrivé qu'un petit nombre de fois à la bourre en 3 ans. Là je ne sais pas : je dois avoir du mal à m'extirper de la maison ou à estimer mon temps de trajet !
Je vous dis ça chaque semaine hein ?
Après avoir parlé du temps et de tout et de rien, nous avons parlé d'actualité (Ecole Rampal, pb à la Gare du Nord, élections...). C'est beaucoup moins facile.
Autant je peux gloser pour décrire le concret, autant je ne suis pas le roi du style indirect ni de l'abstraction. Les formes "il a dit que.." et "je pense que..." me font bafouiller, l'expression de mes impressions et de mes ressentis me fait rougir par manque d'oxygène et de vocabulaire (et hop, un petit zeugma le dimanche !).
Ca nous a tellement occupés (je converse + la profe note + elle me dicte une reformulation + j'écris + je lis = ça dure !) que ça m'a permis d'échapper aux exercices que je n'avais pas eu le temps de faire. Le point qui me chagrine plus est qu'on n'a pas avancé sur "Ten to Sen".
Mais ce n'est pas grave : je l'ai relu en français cette semaine.
Par Oscar le canard
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Avec les beaux jours les touristes japonais arrivent à Paris (je vous parlerai de la "golden week" une prochaine fois) mais les deux avisés ce soir sur le quai du métro n'en n'étaient pas...
Enfin si c'était des japonais, mais pas des touristes !
Leurs tenues, leurs accessoires et leurs attitudes étaient ceux de personnes demeurant ici mais ils torturaient un plan de métro, visiblement un peu perdus.
Dans le wagon je me suis adressé à eux en âme charitable, comme vous vous en doutez. Je leur ai sorti mon discours de "Super Canard veut vraiment vous aider, parlez lui et il vous parlera". Ils ont été ravis, pensez donc !
[Pour plus de sûreté, j'avais déjà révisé le vocabulaire ad hoc pour l'orientation.]
Je les ai mis sur le droit chemin, sous les yeux ébahis de mes compatriotes : ils allaient chacun à un endroit différent et un des deux comptait passer par Opéra qui est fermée, pas simple.
C'était deux apprentis coiffeurs, en France depuis 3 jours pour un stage de 3 mois. Ils rentraient chez eux, c'est tout.
On a fait un brin de causette sur tout et rien, j'en ai compris la moitié et j'ai fini en sueur.
En tout cas, ça a conclu superbement ma semaine qui n'était pas terrible jusque là, sans cours de japonais à me mettre sous la dent pour cause de déménagement.
[Marco, je n'oublie pas qu'on a mangé chez Aki jeudi !]
Par Oscar le canard
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C'est dur de reprendre le collier après 3 semaines sans cours, mais je m'en suis assez bien tiré.
La conversation a montré que je commence à me débrouiller (tant mieux pour ceux qui m'accompagneront !), sauf quelques points encore :
- je pense que...
- il a dit que...
- les subordonnées (difficile, hein Marc ?)
- plus les problèmes habituels (comptages, quantièmes...)
Ca a tellement duré et dérivé, avec en plus les digressions en Français, que j'ai senti une pointe d'agacement chez le Sensei qui a recadré un peu vertement... normal, je ne suis qu'un vermisseau bavard et impénitent.
Ensuite on a regardé les exercices mais il était déjà tard. Je les avait fait (j'ai eu 4 semaines pour ça !) et pas trop mal. Figurez-vous qu'il y a un verbe (et une construction de phrase et des particules) différent pour énoncer le transitif ("arrêter la voiture"), l'intransitif ("la voiture est arrêtée") et le passif ("la voiture a été arrêtée"). Quelle civilisation.
Pour me faire pardonner mes absences, mes retards et mes inconséquences, j'ai invité le Sensei chez Sushiya mais il était complet, donc nous sommes allés chez Nakagawa que je vais donc chroniquer de ce pas !
Par Oscar le canard
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Le cours s'est passé avec facilité, normal après 2 séances de passif-actif et plusieurs exercices sur un coin de sac à dos dans le métro...
La conversation a bien roulé (élections, objets pseudo japonais, week-end...) et a fin vite pris fin. Je me suis efforcé de ne pas digresser en français et la profe l'a remarqué. Nous en sommes venus aux exercices et il n'y avait pas trop de faute.
Tout roulait ainsi gentiment quand mon keitai a sonné : c'était Marco en congés qui me proposait de manger des ramen ! Nous nous sommes efforcés de causer nippon sous les yeux amusés du sensei qui aurait certainement voulu que je l'invitasse. En même temps je pense que nos sujets de conversation l'aurait perturbée.
On a donc rapidement conclu pour que je sois à l'heure au rencart.
Elle m'a relancé après et c'est bien volontiers qu'on ira chez Sapporo la semaine prochaine : ils ont fait des grands travaux (=passé une couche de peinture) qui les ont contraints à être fermés quelques jours, l'effort suprême.
Par contre je vais me remettre à étudier Ten to sen : elle a acheté le bouquin, elle m'a envoyé le premier chapître en kana et je sens que j'ai tout intérêt à le lire !
Par Oscar le canard
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C'est vexant : la profe m'a félicitée parce que je n'avais "que" 10 minutes de retard !
Elle avait préparé une liste du contenu des cours et du cheminement depuis 6 mois (déjà !) que nous travaillons ensemble.Impressionnant.
Elle comptait avoir une inspection ou quoi ?
Tout aussi impressionnante est ma progression finalement. J'ai avancé vers pas mal de mes objectifs : mes capacités en conversation se sont améliorées, je
possède mieux les quelques points de grammaire revus et des kanji aussi commencent à rentrer. Gambatte.
Après un peu de converse politique et actualité, on a passé beaucoup de temps à relire le début de Ten to sen qu'elle m'avait envoyé en kana.
C'est intéressant car, même avec le problème de la lecture résolu, les phrases restent quasiment incompréhensibles pour moi !
Il y a la combinaison du vocabulaire, de l'emploi de la forme neutre, de ma faiblesse en grammaire, du style de l'auteur (volontairement froid et impersonnel) et de la construction des phrases en
japonais. J'admire les traducteurs et c'est un vrai plaisir de voir comment cela est rendu en français.
Après on est allés manger des nouilles chez Sapporo mais j'étais trop rincé pour bien parler japonais !
J'ai encore de nouveaux objectifs supplémentaires : réapprendre les quantièmes des jours, me faire une p... de liste de verbes transitifs - intransitifs, apprendre
les membres de la famille... tout un tas de choses qui paraissent futiles, qui le sont, et où je suis encore en rade.
Et 15 jours pour ça.
Par Oscar le canard
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