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Samedi 27 octobre 2007
DodesKaden-AF.jpg
Dodes'kaden
KUROSAWA Akira
DVD chez Wild Cat
(pas Asia diffusion comme sur l'image, dommage il y avait des bonus)

Une promo à la FNAC permettait d'acquérir ce DVD pour une douzaine d'euros. Ce n'est pas du lourd : c'est un monument ! Entre-aperçu en 1991 à la grande halle de la Villette lors de l'exposition mémorable Cités-ciné n°1, ce fut paraît-il un échec commercial et ce n'est rien par rapport au reste de l'oeuvre de Kurosawa mais c'est quand même de la balle.

Premier film en couleurs de l'auteur, il dépeint les habitants d'un bidonville après la guerre. Des fous, des déchirés, des paumés, des misérables, des ivrognes, des dignes... dont un qui se prend pour un conducteur de tram et qui imite le bruit de son véhicule (d'où le nom du film).
Le film les montre à la fois matérialistes et poétiques, généreux et mesquins, abattus ou glorieux. Ce qui nous est montré, c'est finalement leur combat pour survivre et des fois c'est sordide (voire trash).

On est loin d'une nostalgie béate à la Tati ou à la Ozu, plus proche de cinéastes italiens d'après guerre. Les couleurs sont parfois saturées, parfois passées comme en vrai. Il y a des plans séquence admirables (dont celui du démarrage du "tram" au début, avec bruitages). La musique est émouvante. Le bidonville est comme une sorte de scène de théatre, avec des commères au centre au du point d'eau et les différentes scènes autour dans les différentes baraques. A chaque fois d'abord en extérieur puis à l'intérieur, comme cette dualité des japonais, le giri, entre l'apparence et le ressenti.

Je suis trop fort moi dans mes analyses à quatre jours du départ.
par Oscar le canard publié dans : 映画 - Ciné & films
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Mardi 19 juin 2007
stupeur-et-tremblements.jpgCe week-end c'était la fête des Pères et j'ai eu 2 DVD en cadeau dont celui-ci (+Mondovino) et on est allés chez Naoki.

Ledit restaurant était une nouvelle fois très bon mais la patronne étant soufrante : c'était une extra qui la remplaçait et elle assurait un peu moins. Le patron m'a expliqué ça pendant mon petit moment de frime/conversation japonaise alors que ma femme payait.

Quant au DVD il est très bien. Le livre est bien et se lit facilement (c'était une ancienne belle soeur qui me l'avait offert...), le film est fidèle au livre (je l'avais vu avec ma femme) et le DVD comporte quelques bonus de valeur (un long reportage de 50' intéressant sur la présentation du film au Japon, un making of où on voit Sylvie Testud anoner les répliques par coeur, une rencontre Amélie Nothomb / Sylvie Testud...).

Un film à voir, un beau cadeau.

PS : Je pisse personnellement à la raie de tous les "nipponophiles" qui conchient Amélie Nothomb. Certes elle n'écrit pas que des chefs d'oeuvre, mais eux ne sont que des jaloux qui pensent avoir autorité et bon goût parce qu'ils ont vomi 2 lignes de code pour une boîte japonaise ou parce qu'ils ont fait un stage dans une banque française à Tokyo.
par Oscar le canard publié dans : 映画 - Ciné & films
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Lundi 23 avril 2007

Je ne prétendrai pas que ce sont des chefs d'oeuvre !
Arte diffuse prochainement :

La Bête aveugle, de Yasuzo Masumura - Japon, 1969, 1h25 - jeudi 26 avril à 00:25

Raygio, de Takahisa Zeze - Japon, 1997, 1h15 - jeudi 3 mai à 01:35

"Les deux films programmés par Arte ces prochains jours sont rares sur des chaînes françaises et valent le coup d'oeil. La Bête aveugle tout d'abord, poème érotico-macabre dans lequel un sculpteur aveugle séquestre la jolie Aki pour réaliser la sculpture d'un corps parfait. Certains y voient l'annonce du chef d'oeuvre de Nagisa Oshima, L'Empire des sens... mais à quoi comparer Raygio? Inspiré d'un fait-divers, réalisé par un transfuge du genre pinku-eiga (films érotiques), ce film au regard dépressif et clinique fait plutôt froid dans le dos. Des plans fixes, très peu de dialogues, une musique assourdissante rendent effroyable la descente aux enfers de Yanai." (in newsletter de Jipango)

 

Il y aurait beaucoup à dire sur la subculture pinku et la contestation soixante-dizarde au Japon. Donc c'est pour les connaisseurs.

par Oscar le canard publié dans : 映画 - Ciné & films
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