Mes débuts dans la littérature japonaise

Publié le par Oscar le canard

Arrivé en avance, j'en ai presque mis la honte à ma profe qui avait supposé que je serais en retard comme à mon habitude : elle en avait profité pour traîner je ne sais où...

Echauffement de la langue avec le livre "L'art invisible" que j'avais apporté et que j'ai prêté à Kazue Sensei, ça parlera à l'artiste qui est en elle... Deuxième échauffement avec un retour sur "Lettres d'Iwo-Jima" qu'elle est allée voir et quelques fantastiques photos de famille qu'elle m'a montré. Visiblement son père l'a échappé belle, mobilisé en août 45 à 17 ans et démobilisé dans son camp d'entraînement !

Ensuite les choses sérieuses commencent avec la lecture de la une d'"OVNI" sur le renouveau de la Cité Universitaire dans le XIIIème (que de kanji !), puis escalade dans la violence avec le début de l'étude de "Ten to sen", (="des points et des lignes") aka "Tokyo Express".
J'ai l'opuscule tant désiré, en édition de poche, sur un très beau papier, avec signet marque page, commandé chez Junku.

L'instrument de torture : "点と線" = "Ten to sen"

C'est un retour au collège/lycée avec ces livres longuement et minutieusement traduits au début puis baclés à la fin, des histoires qu'on lisait en édition française à la bibliothèque pour pouvoir comprendre en lague étrangère... Sauf que j'ai 30 ans de plus, que j'ai déjà lu le livre au moins 5 fois en français et que je suis demandeur cette fois.
On a mis 1 heure à voir le premier paragraphe (2 phrases), à ce rythme ma vie n'y suffira pas.
Mais il y a tant à dire : on voit bien que c'est la spécialité de ma profe la littérature, parole !

J'ai interdiction formelle d'essayer de continuer tout seul à de traduire le livre, il vaut mieux que je fasse mes exos quand ça me démange trop !

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